AMPL + FMWB : L'union fera la force

Il parait que chez nous, l’union ferait la force selon notre devise même si politiquement nous sommes plus divisés que jamais. Heureusement le sport échappe souvent mais pas toujours à cette dérive séparatiste. L’AMPL a annoncé avoir rejoint les rangs de la FMWB ( Fédération Motocycliste Wallonne de Belgique ). Les motivations de ce rapprochement qui peut surprendre de la part d’une fédération qui s’était toujours voulue très autonome sont expliquées par le président Laurent Lacasse : « Les années passent et la situation évolue. Ce n’est un secret pour personne, le motocross est sous pression et nous devons lui construire un avenir. Ensemble, nous disposerons d’avantage de moyens pour construire ce futur ». Dans les faits et dans la pratique, L’AMPL reste une fédération à part entière et continue à gérer son championnat et ses clubs comme elle l’a toujours fait. La décision est d’affilier la fédération à la FMWB en tant que club. Il y a désormais cette volonté de travailler de concert avec la fédération wallonne mais aussi avec le FPCNA ( autre fédé amateurs ). Le but ultime, pérenniser le motocross notamment en le promouvant auprès des jeunes, ce qui est de toute évidence l’un des défis majeurs pour les années à venir. L’AMPL se sentait un peu isolée pour faire le poids. Elle reste malgré tout une fédération dynamique avec un très beau championnat disputé sur une alléchante variété de circuits quasi 100% naturel. Souhaitons d’emblée la pleine réussite de cette « union sacrée ».

Motogp : Doublé français pour le second GP au Qatar

Encore un Grand Prix de toute beauté sur le circuit Qatari ce 04 avril. L’habituel coude à coude de la course moto3 tel un essaim d’abeilles verra émerger sur le fil l’espagnol Pedro Acosta ( parti de la pite lane ) devant le Sud-Africain Darryn Binder et Nicollo Antonelli. 6 pilotes termineront dans la même seconde à l’arrivée. Et de deux pour le britannique Sam Lowes ( Team Marc VDS ) qui comme 8 jours auparavant franchi en vainqueur l’épreuve moto2. Derrière lui, Remy Gardner monte en puissance et ses assauts continus pour s’emparer de la victoire n’aboutiront pas mais il savourera une magnifique seconde position. Raul Fernandez complète le podium. Suspens haletant chez les ténors de la motogp. Le rookie Jorge Martin ( Ducati ) réalise la pôle position. Il s’élancera en tête et mènera le débat pendant les ¾ de la joute. Dans son sillage les machines se bousculent et on assiste à la remontée couteau entre les dents de Fabio Quartararo ( Yamaha ) qui finira par s’imposer. Doublé français puisque l’excellent Johann Zarco très à l’aise sur sa Ducati « Pramac » termine à 1,5 seconde du vainqueur. Jorge Martin, coéquipier de Zarco ( qui accroche son 50ème podium en Grands Prix ) mérite amplement de monter sur la marche n°3 de ce podium on ne peu plus « cocorico »

Des sourires qui en disent long pour Sam Lowes et Fabio Quartararo qui savourent leur victoire respective

Motogp : Maverick Vinales remporte le GP du Qatar

Ca y est, les Grands Prix motos ont entamés cette nouvelle saison par la manche d’ouverture disputée au Qatar. Le vent s’est invité à la fête, rendant les conditions de pilotage plutôt difficile. Dominant outrageusement tous les essais, le Sud-Africain Darryn Binder ( Honda ) s’élance en favoris dans la course moto3. Dans ce peloton de furieux ou les places changent à chaque virage, il terminera 3ème laissant la victoire à l’Espagnol Jaume Masia ( KTM ) qui s’impose devant un autre pilote ibérique, Pedro Acosta. En moto2, Sam Lowes émerge également des essais et semble en pleine confiance sur sa machine du Team Belge Marc VDS. Sa course sera presque une formalité car parti en 4ème position, il s’installera bien vite en tête pour s’imposer devant Remy Gardner ( le fils de Wayne ). Marquez pas de chance pour notre compatriote Barry Baltus qui chutera aux essais si brisant au passage le poignet gauche. Dans la catégorie reine motogp, on remarque d’emblée la bonne santé et la rapidité des Ducati. Celle de Johann Zarco claque même une pendule le samedi avec une vitesse dépassant les 364 km/heure. 3ème de la Q2, Maverick Vinales gagne la course sur sa Yamaha. Joan Mir ( champion 2020 ) s’élance de la 10ème place sur la grille et parvient à remonter ses adversaires. En seconde position à 300 mts de l’arrivée il se fait avaler par les Ducati de Zarco et Bagnaia qui finiront donc second et troisième.

Vinales - Zarco - Bagnaia : Le podium motogp du 1er GP de l'année au Qatar

4ème sur la grille, Valentino Rossi n'a pu faire mieux qu'une 12ème place finale

Michel Siméon - La moto lui allait si bien

Michel Siméon est né à Bruxelles en 1957. Passionné de motos et de courses, il débute sa carrière en 1977 dans le peloton de la « coupe kawasaki » qu’il termine sur la 3ème marche du podium. En 1981 il tente une petite aventure dans le championnat d’Europe 250cc. Une seconde position sera son plus beau résultat. Il tente ensuite sa chance dans le monde des Grands Prix en 1979 et 1980 mais ne décroche aucune place d’honneur dans ce monde impitoyable. Retour dans le championnat européen en 1981 et c’est la place de vice-champion qui s’offre à lui. Les règles de l’époque imposent aux 3 premiers de passer en catégorie supérieur en Grands Prix. C’est chose faite en 1982 mais Michel est limité par son budget et roule sur une machine plus lente que la concurrence. En 1986, il décide de se consacrer uniquement aux courses nationales sprint et Endurance. En 1985 et 1987 il fait partie des favoris aux 24 Heures de Liège à Francorchamps. Et de fait, en 1987 c’est un trio belge qui s’impose sur le circuit spadois. Siméon faisant équipe avec Richard Hubin et Michel Simul. Cerise sur le gâteau, c’est un autre trio noir-jaune-rouge ( Van Varrenbergh – De Doncker – Ramon ) qui décroche la seconde position. En 1995 Michel Siméon signe une seconde victoire aux 24 Heures de Liège mais cette fois il est accompagné par Stéphane Mertens et le français Jean-Michel Mattioli au guidon de leur redoutable Honda RC45 « MIG » du Team Guignabodet. Le magazine Moto 80 qui parlait de la course avait titré : « MIG » magnifiques et inattendus gagnants. Tel père tel fils puisque, comme tout le monde le sait, c’est maintenant Xavier qui dès son plus jeune âge s’est installé aux commandes. Il est devenu champion d’Europe Superstock 600cc et 1000cc avant d’intégrer le monde des Grands Prix et maintenant celui de l’Endurance.

Michel Siméon ( à gauche ) et Richard Hubin aux 24 Heures de Liège

Jérôme Martiny rêve de participer au Dakar

L’envie de participer au « Dakar » trotte dans la tête de Jérôme Martiny depuis longtemps. C’est un défi d’envergure que ce lance le pilote de Bertogne. Excellent motocross-man, Jérôme collectionne les titres AMPL et s’est imposé une multitude de fois lors d’épreuves d’Enduro dont le célèbre Crosscountry de Honville. Evidement, un rallye aussi long et éprouvant que le « Dakar » créé par Thierry Sabine, ça ne s’improvise pas. Si l’argent ne fait pas ( que ) le bonheur, il lui faudra tout de même récolter la somme de +/- 60.000 euros pour pouvoir participer à l’aventure. Jérôme peu compter sur quelques fidèles sponsors mais la liste n’est pas exhaustive. Sur un circuit de motocross on tourne en rond mais lors d’un rallye-raid, il faut naviguer. Pour apprendre le métier, il se rendra en France et en Espagne ou les grands espaces ne manquent pas. 2020 a été une année sans compétition avec peu ou pas de roulage. Le vélo et le jogging ont permis à ce trentenaire de garder de la condition physique mais 3 mois avant le coup d’envoi, Jérôme s’appliquera de suivre un régime d’entrainement spécifique. Le but premier sera de terminer l’épreuve. Rouler vite mais sans dépasser les limites de la dangerosité. Son épouse ne tressaute pas de joie à l’idée de voir son homme sillonné les déserts d’Arabie Saoudite mais elle respecte son choix. « Tu peux y aller mais à une condition, c’est que tu reviennes ».

Belgian Motorcycle Academy - La récolte sera bonne !!

Le Belgian Motorcycle Academy espère détecter et participer à l’éclosion de futurs champions. N’est pas Valentino Rossi qui veut. On ne naît pas champion, on le devient !! La fédération wallonne de motocyclisme s’est associée à Zelos et au circuit de Mettet pour fonder la BMA en ASBL. La vocation est de stimuler l’appétit de la compétition des candidats élus. Détecter et former des jeunes talents adeptes de la « poignée dans le coin ». Pas de sectarisme dans les disciplines. Vitesse, Supermoto, motocross, on se doit de tout essayer. Chouette et pas cher, le principal des frais d’admission est pris en charge par l’association. Une structure aidante et attentive a favorisé l’éclosion d’un garçon comme Livio Loi, ex-pilote moto3 en championnat du monde. Maintenant c’est Barry Baltus qui a pris la relève et entamera cette année sa 1ère saison en moto2. Pour 2021 ils sont 12 à bénéficier de l’encadrement de la BMA. Je vous invite à les découvrir via l’article publié sur moto 80.

Le style de ces jeunes pilotes démontre d'emblée le potentiel à exploiter pour en faire de la graine de champion

L'ancien champion du monde moto, Fausto Gresini est décédé

Malade depuis quelques mois, le pilote italien Fausto Gresini a succombé le 23 février dernier. Il avait malheureusement contracté le Covid-19. Double champion du monde 125cc en 1985 et 1987 il devient aussi vice-champion en 1986 laissant la couronne mondiale à Luca Cadalora. Il termine également second du championnat 125cc en 1991 et 1992. Il met un terme à sa carrière en 1994 et en 1997 il créé le « Honda Racing Gresini » qui aligne le brésilien Alex Barros en 500cc. En 1999, le Team passe en catégorie 250cc et rouleront sous ses couleurs, Loris Capirossi et le regretté Daijiro Kato ( 1974 – 2003 ) qui remporte le titre en 2001. L’équipe de Fausto Gresini s’impose également dans la nouvelle catégorie moto2 née en 2010. Cette année-là, c’est Tony Elias qui remporte le grâle. Coup du sort en 2011 avec la disparition de Marco Simoncelli qui évolue en motogp. Le Team Gresini monte encore en puissance et s’aligne dans les 3 catégories dès 2018 et en 2019 intègre aussi la motoE. Et 2 nouveaux titres sur les tablettes de la FIM grâce à Jorge Martin et Matteo Ferrari. Le monde des paddoks est affecté par la disparition prématurée de Fausto Gresini. Parmi les personnes touchées, Xavier Siméon qui l’avait côtoyé de près. RIP pilote !!

Bryan Boulard vise le titre dans le championnat de Suisse Mx2

Bryan Boulard est un habitué des terres helvètes. Ce maçon libramontois de 27 ans entretien sa condition physique grâce au jogging et à la natation. Il a mis entre parenthèses ses entrainements moto afin d’éviter une éventuelle blessure qui le conduirait vers un hôpital déjà surchargé. Bel acte de civilité. En 2020 Bryan termine 3ème du championnat Mx2. Une saison qui avait bien du mal à prendre son envol à cause de la crise sanitaire. Pour 2021, Bryan Boulard vise le titre dans un pays ou la pratique du motocross est plus accessible financièrement. Il retrouve en Suisse une atmosphère très professionnel avec des épreuves Mx2 synonymes de catégorie reine. Il est hyper motivé et se donnera à 100%. Arrivé dans les confédérations en 2018, il fini en tant que champion de Suisse. Vice-champion en 2019, c’est sur la 3ème marche du podium 2020 que s’installe Bryan.

C’est sur les réseaux sociaux que Jago Geerts, vice-champion du monde Mx2 apprend l’existence d’un terrain privé du côté de Libramont et qui appartient à Bryan. La demande de Jago est toute simple : « Puis-je venir m’entrainer chez toi ? ». Bryan répond dans l’affirmative tout content d’accueillir sur ses terres un ténor de la discipline. Tu m’étonnes !!

Les motos Réplica ont connus leurs chiffres de noblesse

Les motos dites « Réplica » existent depuis longtemps. On se souviendra de la Honda NSR400 aux couleurs Rothmans sortie en 1986 et inspirée des machines pilotées par Freddie Spencer. La Suzuki RG250 Gamma estampillée « Walter Wolf » ( Walter Wolf né le 5 octobre 1939 est un fournisseur canadien d'équipement de forage pétrolier qui a fait fortune dans la production pétrolière en mer du Nord. Ici on parle des éditions « spéciales anniversaires » et des motos directement inspirées du monde de la compétition comme la Ducati SKB 2008 de Troy Bayliss, les Yamaha R6 répliquées à partir des motos de Valentino Rossi. On continue avec la Honda CBR600 « Movistar Sete Gibernau » ou sa grande sœur cubant 1000cc si jolie dans ses couleurs « Repsol ». Toujours dans le catalogue de la marque ailée, la CBR « Konica Minolta » ou la déclinaison de la « Hannspree Ten Kate » rappelant la machine championne du monde grâce à Sébastien Charpentier. Souvenez-vous également de la Suzuki GSX-R 600 « Stéphane Chambon Réplica » au couleurs mauve et jaune Corona du team belge Alstar. Au guidon de ces engins rutilants, le motard se couvre d’une nouvelle peau. Celle d’un pilote qui affiche fièrement ses préférences. Suzuki a également redécorés quelques modèles phares de la GSX-R 1000. Alors, vous êtes plutôt Barry Sheene ou Kevin Schwantz ?

Honda NSR400 à moteur 3 cylindres-2 temps Spencer Réplica

Des couleurs racing plus le n°46 suffisent à augmenter l'attrait de cette Honda 600CBR Rossi Replica

JVDA un nouveau venu en mondial Mx2

Après JCVD au cinéma, voici JVDA en mondial Mx2. JCVD, tout le monde sait qui se cache derrière ces initiales mais pour l’autre c’est plus compliqué. Je vous aide, il s’agit de Julien vander Auwera. Le pilote de Hamme Mille, 18 ans, actif ces dernières saisons sur le championnat EMX, roulera sous les couleurs de son propre team, baptisé Everest Racing. Julien a débuté sa carrière en 2018 en disputant sur le circuit hollandais de Valkenswaard sa première course 125cc du championnat européen Voici donc un pilote belge de plus dans le championnat du monde Mx2. Jago Geerts restera notre porte drapeau avec de réelles chance de victoires et dire qu’il est un prétendant sérieux au titre mondial n’est pas un mensonge.

Un circuit de motocross semi-permanent en province du Luxembourg se serait pas du luxe ...

Les dossiers sont sur la table depuis longtemps. Ces lustres d’attente ont permis à la poussière de s’y déposer. Pourra t-on inaugurer un jour un terrain semi-permanent de motocross en province de Luxembourg ? Il parait que l’espoir fait vivre. Deux sites ( Lierneux et Bertrix ) sont dans le collimateur de Thierry Klutz, cheville ouvrière de ceux qui se dévoue sans compter pour arriver à l’aboutissement des projets. MotoDev viens de voir le jour ( Moto tout terrain de développement durable ). Le but, obtenir des infrastructures à la pratique du tout terrain. A Lierneux, le permis d’environnement n’existait pas et il faut réaliser une étude d’incidence qui coute des sous. L’objectif, ouvrir le circuit 3 jours par semaine plus le samedi. Le souci c’est le bruit des motos et face à cette problématique, des solutions devront être trouvées. Il n’y en a pas 100.000 !! Soit c’est moteurs électriques soit c’est DB-Killer dans les échappements. Pour Bertrix, ce serait plus restrictif. Un jour par semaine avec une plage horaire adaptée et uniquement le mercredi. Le projet avait failli aboutir il y a quelques temps mais le voisinage s’est subitement réveillé avec les plaintes qui vont avec. Thierry est un battant et réouvre sans cesse le dossier. Alors, dans un pays qui cultive ( ou qui cultivait !! ) le motocross et qui a glaner 51 titres de champion du monde, ne me dites pas que c’est impossible de trouver 3 hectares de terrain pour la pratique du deux roues à crampons !! Il parait que les réalisations des plus beaux rêves ont tous commencés par un simple souhait …

Le circuit de Bertrix pourrait bientôt devenir un défouloir semi-permanent pour les amateurs de sport tout terrains

La Flandre n’est pas épargnée non plus puisque le Conseil d’Etat vient de casser le permis du Honda Park à Olmen. Depuis de nombreuses années, les tensions sont nombreuses entre les riverains et les exploitants du circuit. Les plaignants ont eu gain de cause et la ministre flamande de l’environnement Zuhal Demir n’aura d’autre choix, malgré tous les efforts faits à Olmen pour tenter d’endiguer le phénomène du bruit, de suivre l’avis du Conseil d’Etat et de retirer le permis délivré au Honda Park. Avec quelles conséquences ? Fermeture définitive ou pas ? Plus grave encore, cette décision du Conseil d’Etat crée un précédent préjudiciable à moyen terme pour les autres tracés du nord du pays. La décision pourrait en effet faire jurisprudence et s’appliquer aux autres tracés flamands, qui se verraient dès lors eux aussi soumis à des normes de bruit aujourd’hui pratiquement impossibles à respecter avec les machines de cross actuelles.

Le Suzuki Endurance Racing Team bien armé pour se succéder à lui même

En deux saisons, les effectifs du SERT, l'équipe officielle Suzuki en Championnat du Monde d'Endurance (EWC), ont sérieusement évolués. Cette évolution se poursuit avec un nouveau nom, de nouvelles couleurs et deux nouveaux équipiers pour Xavier Siméon. Couronné au cours de la saison 2019-2020, le Suzuki Endurance Racing Team (SERT) avait accueilli le pilote belge en cours de saison. Notre compatriote a été confirmé au sein du team officiel Suzuki pour la saison 2021. Un team restructuré en profondeur puisque le Yoshimura SERT Motul team sera désormais une entité franco-japonaise à part entière. Déjà pilotes du SERT la saison dernière, Xavier Siméon et Gregg Black ont été confirmés. Ils auront cette année deux nouveaux équipiers : le Français Sylvain Guintoli, Champion du Monde Superbike en 2014 et pilote d'essai Suzuki en MotoGP, et le Japonais Kazuki Watanabe, pilote Supersport et Superbike, mais aussi et surtout grand spécialiste des 8H de Suzuka. Depuis 1975 la marque Suzuki a remporté 17 titres de championne. Le 1er c’était en 1983 avec Hervé Moineau et le belge Richard Hubin au guidon d’une GSX-R 750.

Xavier Siméon a rempilé avec le SERT en quête d'un titre de champion du monde d'Endurance

François et Bruno vont traverser l'Afrique du Caire jusqu'au Cap

Comme beaucoup de projets un peu fous, celui de François et Bruno a démarré par une boutade sous forme de SMS : « Ebly – Natitingou au Bénin en moto, 3.000 bornes aller, tu as ½ heure pour te décider…. » Sans encore en être conscients, ce simple message venait de propulser les deux hommes dans l’aventure. Il a été à l’origine de discussions enjouées et de réflexions intenses. Bruno bientôt 50 ans ressent le besoin de marquer ce cap, François 57 printemps rêve de réaliser un voyage au long cours à moto dès qu’il sera pensionné. Tous les ingrédients étaient réunis pour les conduire à la réflexion suivante « Pourquoi pas traverser l’Afrique, à moto, maintenant ? » Contraint d’abandonner la traversée par l’ouest, le parcours que retiendra ce duo de motards et de choc sera celui de l’est à travers les pays suivants : Egypte, Soudan, Ethiopie, Kenya, Tanzanie, Malawi, Mozambique, Zimbabwe, Afrique du Sud soit environ de 12.000 kilomètres. Concernant la durée, nos deux compaires aiment les chiffres ronds, ce sera 100 jours… Pour tout savoir sur le présent et l’avenir de cette belle aventure, rendez-vous sur leur site :

François et Bruno réaliserons un rêve, celui de traverser l'Afrique de part en part et voyagerons également pour la bonne cause à savoir l'association " Water For All "

L'eau change des vies. " L'eau pour tous " a compris la valeur de l'eau dès 1984 et nous avons depuis lors financé des projets partout dans le monde qui donnent aux personnes dans le besoin un accès à l'eau potable et à des installations améliorées pour l'assainissement et l'hygiène.

La pandémie du Coronavirus oblige nos deux motards à reporter leur voyage

Repousser d’une année alors que nous nous étions préparés psychologiquement à vivre cette aventure est assez démoralisant mais annuler ce beau projet est une option que nous n’avons même pas envisagée : d’une part parce que nous avons déjà beaucoup investi en temps et en matériel (motos, équipements,…) d’autre part parce que l’aspect humanitaire que nous avons voulu donner à ce voyage nous tient particulièrement à cœur et que la situation en matière d’accès à l’eau potable dans les pays d’Afrique ne va, dans le contexte actuel, certainement pas s’améliorer. Reporter d’un an est hélas la seule alternative : nous ne pouvons pas prendre le risque de démarrer un tel voyage sans être certain de pouvoir traverser tous les pays du parcours . Par ailleurs, nous ne souhaitons pas nous retrouver dans un pays qui fermerait ses frontières nous obligeant alors à abandonner le projet. Notre déception est immense mais…personne ne pouvait prévoir cet évènement mondial. Nous restons cependant positifs et motivés, le projet reste sur les rails: cette année supplémentaire nous donnera l’occasion de nous entraîner davantage, de fignoler certains détails, de nouer de nouveaux contacts et de nouveaux partenariats et peut-être de décrocher l’un ou l’autre sponsor supplémentaire. Restez connectés à notre site : à partir de décembre 2020, nous déclencherons le compte à rebours et essayerons de vous informer régulièrement de l’évolution du projet.

Curiosités Motocyclistes

 

Le Bol d’Or 2018 restera dans les mémoires. Difficile en effet de pronostiquer que la victoire finale se jouerai à couteaux tirés entre deux équipes qui figuraient au delà du Top 15 après quelques heures de course. Mais il était écrit que 2018 serait l’année de l’équipe japonaise championne, qui a accueilli Mike di Meglio aux côtés de Freddy Foray et Josh Hook juste avant le Bol d’Or. Un trio qui va cravacher pour remonter sur les avant-postes, mais aussi bénéficier des problèmes de ses adversaires. La BMW n°6 a été la première à se mettre hors jeu suite à l’accrochage de Julien Da Costa avec un retardataire.
La Honda Endurance Racing N°111 a été le second coup de tonnerre de ce Bol d’or en abandonnant sur la casse d’un goujon de culasse alors qu’elle était en tête. Le SERT faisait alors forte impression avant de connaître lui aussi les affres de la mécanique avec la casse d’une platine repose-pied, suivie d’une petite chute de Vincent Philippe et d’un problème d’embrayage. Une voie royale se dessinait alors pour la Kawasaki SRC, leader avec plus de 4 tours d’avance sur son premier poursuivant. Mais l’équipe de Gilles Stafler va payer très cher des soucis électriques sur la ZX-10R n°11 à un peu plus de 2 heures de l’arrivée et rétrograder à la 7eplace finale.
Le YART, revenu du milieu du classement après la chute de Niccolo Canepa va mettre une pression d’enfer à la Honda n°1. Une machine qui peut dire merci à un safety-car de dernière minute et qui lui a permis de boucler un long dernier relai et échapper à l’ogre autrichien désireux de le croquer. Freddy Foray, Josh Hook et Mike di Meglio s’imposent pour moins d’une minute face à Broc Parkes, Marvin Fritz et Niccolo Canepa. La troisième marche du podium revient quant à elle à la Yamaha Penz13, auteur d’une course sans faute avec Sheridan Morais, Danny Webb et Matthieu Lagrive à son guidon et qui renoue avec le podium de l’an dernier sans avoir fait le moindre essai de sa nouvelle machine avant la semaine du Bol d’Or.

Je continue mes petites recherches sur le Net afin de peaufiner mon album sur toutes ces curiosités émanant de la moto. Rien de plus simple en « tapant » quelques mots clés dans Google mais c’est plus sympa de retrouver toutes ces petites merveilles au sein d’un seul et même album. Du tuning haut de gamme au prototype encore ranger dans le carton à dessins au passant par l’insolite et l’extravagance, l’homme ne manque pas d’imagination et d’ingéniosité. Ici, rien de « kitch » mise à part quelques modèles " Just For Fun " mais des machines uniques qui ont nécessité un savoir faire indéniable en utilisant des matériaux nobles. Du travail de pro qui suscite pour les amateurs du genre la plus grande admiration. Après les mots, les photos !!